Rite Ecossais Ancien Accepté

LE RITE ECOSSAIS ANCIEN ACCEPTE

Le Rite écossais ancien et accepté (REAA) est l'un des rites maçonniques les plus répandus dans le monde. Spécifiquement Français dès son origine, il est né en France, puis s’est répandu aux Antilles (avec le rite de Perfection de Morin, puis avec Grasse-Tilly). De là il gagne les Etats Unis et se structure pour voir apparaître sa première juridiction. Il s’agira du Suprême Conseil du R.E.A.A. à Charleston (Caroline du Sud), en 1801, sous l'impulsion des Frères John Mitchell et Frederic Dalcho, sur la base des Grandes Constitutions de 1786, attribuées à Frédéric II de Prusse.

 Le Rite Ecossais Ancien et Accepté est réapparu en France grâce au Frère Grasse-Tilly en 1804, de retour des « isles d'Amérique ».  Celui-ci trouva une situation confuse, marquée par les luttes intestines qui opposaient le Grand-Orient de France et les loges dites « Ecossaises » parce qu’elles pratiquaient des hauts-grades non reconnus par celui-ci. Le soutien inconditionnel des « Ecossais » permit aux nouvel arrivé d’établir une Grande Loge centrale Ecossaise et un Suprême Conseil indépendants du GODF. Allant plus loin que ses inspirateurs américains, il ne se contenta pas de conférer les hauts-grades du Rite mais rédigea également des cahiers des grades bleus, qu’il présenta comme seuls authentiques car « anciens ». Très naturellement, ses rédacteurs avaient pillé leurs prédécesseurs et avaient accouché de rituels syncrétiques, mêlant éléments de la maçonnerie française classique, avec celle dite de « Rite Ecossais » et surtout d’apports anglo-saxons de style « ancien ». Le REAA bleu d’origine fut donc un conglomérat difficilement jouable d’influences diverses et parfois contradictoires.

 Ainsi naquirent les premières versions des grades bleus, dits de REAA, qui furent pratiqués dans les loges rebelles au GODF.

 En décembre 1804, un traité d'Union fut signé entre le Grand Orient de France et le Suprême Conseil du 33e degré en France. Il y était dit que Le Grand Orient s’unissait à lui le Suprême Conseil de France. L'accord fut dans les faits appliqué jusqu'en 1814. Grâce à ce traité, le Grand Orient de France s'appropria le Rite Ecossais Ancien et Accepté.

 A la fin du XIX° siècle, les rituels en usage au Suprême Conseil ne différaient en réalité de ceux en usage au GODF que par le maintien de l’invocation du Grand Architecte de l’Univers, abandonné au Rite Français par décision de 1877.

Définition du R.E.A.A.

Le R.E.A.A.est un Ordre Maçonnique Souverain, traditionnel et Régulier. Il repose sur la Foi en une puissance suprême nommée Grand Architecte de l'Univers. (G.A.D.L.U)

 Le Grand Architecte de l'Univers dont il s’agit est l'Esprit de Vie en Eternel devenir, sous quelque nom et quelque forme qu'on le désigne, notre Père Commun dont une parcelle est en chacun de nous. Il est inconnu et inconnaissable à nos intelligences humaines et Créateur de l'Univers. L'Homme cherche, par son travail et par l'Initiation, à s'intégrer à l'Univers, à en découvrir l'œuvre divine, faite d'harmonie, de sagesse et d'amour.

Le R.E.A.A. Initie toute personne libre et de bonnes mœurs, tout homme de Foi, quelles que soient ses croyances, sa religion, sa philosophie, s'il est tolérant et prêt à adhérer aux deux devises de l'Ordre :

 ORDO AB CHAO

DEUS MEUMQUE JUS

 Comme les autres rites, le R.E.A.A. utilise les méthodes de l'Initiation (mise sur la voie) et du Travail ; il s'inspire de toutes les Traditions : artisanale, chevaleresque,alchimique, etc...Si ce rite est chrétien à l'origine, il ne rejette pas les enseignements et les hommes venus d'ailleurs ; c'est ce qui fait sa richesse.

 Particularité du Rite

 L'Ouverture de la Bible au Prologue de l'Evangile de Saint Jean repose sur des raisons historiques et symboliques : au début de la Franc-Maçonnerie, tous les Frères étaient chrétiens. Le Volume de la Loi Sacrée le rappelle, et en même temps, symbolise tous les livres sacrés. Il n'implique aucune obligation d'adhérer au christianisme : pour les serments, d'autres livres sacrés peuvent être utilisés.

 A l'origine ce Rite était destiné uniquement aux degrés qui suivent celui de Maitre et il n'acquérait sa pleine pertinence qu'à partir du 4e degré.

Manifeste du Convent de Lausanne 1875

Le Convent international de Lausanne qui réunissait en 1875 les Suprêmes Conseils de l'époque, dont ceux de France et d'Angleterre, a posé et adopté les Principes de base qui définissent l'esprit du REAA.

Les Grandes constitutions de 1786 révisées par le convent universel des Suprêmes conseils réunis à Lausanne sont adoptées dans sa séance du 22 septembre 1875.

Depuis trop longtemps, et dans ces derniers temps surtout, la Maçonnerie a été l’objet des plus injurieuses attaques.

 Au moment où le Convent, après examen attentif des anciennes constitutions du Rite écossais ancien et accepté, conservant avec un religieux respect les sages dispositions qui le protègent et le perpétuent, délivre la Maçonnerie de vaines entraves et veut la pénétrer de plus en plus du souffle de liberté qui anime notre époque ; au moment où sur des bases inébranlables, il sanctionne une intime alliance entre les Maçons du monde entier, le Convent ne peut se séparer sans répondre par une éclatante manifestation à de déplorables calomnies et à d’énergiques anathèmes.

 Avant tout, aux hommes qui, pour se présenter à la Franc-Maçonnerie, veulent connaître ses principes, elle les proclame par la déclaration suivante, qui est son programme officiel et dont les expressions ont été arrêtées par le Convent.

 Déclaration de Principes

La Franc-maçonnerie proclame, comme elle a proclamé dès son origine, l’existence d’un principe créateur, sous le nom de Grand Architecte de l’Univers.

Elle n’impose aucune limite à la recherche de la vérité, et c’est pour garantir à tous cette liberté qu’elle exige de tous la tolérance.

La Franc-maçonnerie est donc ouverte aux hommes de toute nationalité, de toute race, de toute croyance.

Elle interdit dans les ateliers toute discussion politique et religieuse ; elle accueille tout profane, quelles que soient ses opinions en politique et en religion, dont elle n’a pas à se préoccuper, pourvu qu’il soit libre et de bonnes mœurs.

 

La Franc-maçonnerie a pour but de lutter contre l’ignorance sous toutes ses formes ; c’est une école mutuelle dont le programme se résume ainsi : obéir aux lois de son pays, vivre selon l’honneur, pratiquer la justice, aimer son semblable, travailler sans relâche au bonheur de l’humanité et poursuivre son émancipation progressive et pacifique.

 

Voilà ce que la Franc-maçonnerie adopte et veut faire adopter à ceux qui ont le désir d’appartenir à la famille maçonnique.

 

Mais à côté de cette déclaration de principes, le Convent a besoin de proclamer les doctrines sur lesquelles la Maçonnerie s’appuie ; il veut que chacun les connaisse.

 Pour relever l’homme a ses propres yeux, pour le rendre digne de sa mission sur la terre, la Maçonnerie pose le principe que le Créateur suprême a donné à l’homme, comme bien le plus précieux, la liberté ; la liberté, patrimoine de l’humanité toute entière, rayon d’en haut qu’aucun pouvoir n’a le droit d’éteindre, ni d’amortir et qui est la source des sentiments d’honneur et de dignité.

 Depuis la préparation au premier grade jusqu’à l’obtention du grade le plus élevé de la Maçonnerie écossaise, la première condition sans laquelle rien n’est accordé à l’aspirant, c’est une réputation d’honneur et de probité incontestée.

 Aux hommes pour qui la religion est la consolation suprême, la Maçonnerie dit : Cultivez votre religion sans obstacle, suivez les inspirations de votre conscience ; la Franc-maçonnerie n’est pas une religion, elle n’a pas un culte ; aussi elle veut l’instruction laïque, sa doctrine est toute entière dans cette belle prescription : Aime ton prochain.

 A ceux qui redoutent avec tant de raison les dissensions politiques, la Maçonnerie dit : Je proscris de mes réunions toute discussion, tout débat politique ; sois pour ta patrie un serviteur fidèle et dévoué, tu n’as aucun compte à nous rendre. L’amour de la patrie s’accorde d’ailleurs si bien avec la pratique de toutes les vertus !

On a accusé la Maçonnerie d’immoralité ! Notre morale, c’est la morale la plus pure, la plus sainte ; elle a pour base la première de toutes les vertus : l’humanité. Le vrai Maçon fait le bien, il étend sa sollicitude sur les malheureux, quels qu’ils soient, dans la mesure de sa propre situation. Il ne peut donc que repousser avec dégoût et mépris l’immoralité.

Tels sont les fondements sur lesquels repose la Franc-maçonnerie et qui assurent à tous les membres de cette grande famille l’union la plus intime, quelle que soit la distance qui sépare les divers pays qu’ils habitent ; c’est entre eux tous, l’amour fraternel. Et qui peut mieux attester cette vérité que la réunion même de notre convent ?

Inconnus les uns des autres, venant des pays les plus divers, à peine avions-nous échangé les premières paroles de bienvenue que déjà l’union la plus intime régnait entre nous ; les mains se serraient fraternellement, et c’est au sein de la plus touchante concorde que nos résolutions les plus importantes ont été prises d’un assentiment unanime.

Francs-Maçons de toutes les contrées, citoyens de tous les pays, voilà les préceptes, voilà les lois de la Franc-maçonnerie, voilà ses mystères. Contre elle les efforts de la calomnie demeurent impuissants, et ses injures resteront sans écho ; marchant pacifiquement de victoire en victoire, la Franc-maçonnerie étendra chaque jour son action morale et civilisatrice.

Le Rite Ecossais Ancien Accepté

 Quelques définitions :

Ecossais, le mot évoque un système maçonnique différent du système Anglais, il apparaît semble-t-il en France à la fin du 17ème siècle, dans le milieu des stuartistes réfugiés à St Germain en Laye. Le terme Ecossais a également été relié à l’Ecossisme, système de Hauts Grades apparu vers 1740.

Ancien, est une référence à la Grande Loge des Anciens, fondée après la Grande Loge Moderne de Londres, mais avec une spécificité traditionnelle, éprise de rigueur.

Accepté, se rapporte au fait que dans les Loges Symboliques des membres n’appartenant pas au Métier, pouvaient être acceptés. Ce qui a sûrement favorisé l’essor des Hauts Grades de l’Ecossisme.

Des Principes :

- Issu d’une tradition maçonnique initiatique et spiritualiste, le Rite Ecossais Ancien et Accepté propose des travaux à la Gloire du Grand Architecte de l’Univers. Il s’est inspiré des Grandes Constitutions de 1762 et 1786 et a été constitué en 1801 lors de la création du 1er Suprême conseil du Rite à Charleston.

- Sa devise "Ordo ab Chao" entend faire de ses adeptes des défenseurs de la tradition et du bien être de l’humanité.

- Le R.E.A.A. n’impose aucune limite à la recherche de la vérité et c’est pour garantir à chacun cette liberté qu’il impose à tous la tolérance.

- Le R.E.A.A. ne s’immisce dans aucune controverse d’ordre politique ou confessionnel, il invite ses membres à lutter contre l’ignorance, la superstition, le fanatisme et à agir pour la paix, la liberté et le respect d’autrui.


- Le R.E.A.A. est une école mutuelle qui s’emploie :

 

- A promouvoir l’amour du prochain, les droits et la dignité humaine afin de contribuer au perfectionnement de la société.

 

- A réaliser et à défendre la liberté de pensée et de croyances dans le cadre de la loi morale.
- Le R.E.A.A. est ouvert aux Frères quelles que soient : leur nationalité, leurs opinions démocratiques ou leur croyance.

- Tous les adeptes du. R.E.A.A. s’engagent à observer les principes de la constitution établie à Lausanne en septembre 1875.


Des Sources :

De nombreux courants de la pensée traditionnelle ont participé à la structuration du Rite, on peut notamment évoquer les traditions :

-Hermétique, Orphique, Pythagoricienne, Hébraïque, Chrétienne, Alchimique, Compagnonnique, Chevaleresque, Universelles...

Une Organisation :

La méthode Ecossaise est basée sur une conception traditionnelle de l’homme qui suppose : Corps, Ame et Esprit et les voies de réalisation correspondantes : Connaissance, Amour et Action.

La démarche initiatique écossaise propose une progression lente et structurée vers la connaissance en trente trois degrés.

Cette progression requiert un perfectionnement des différents états de l’être. Elle n’est jamais dogmatique et il a appartient à chacun de réaliser sa propre voie spirituelle en toute liberté de conscience.

Le Rite Ecossais Ancien et Accepté propose à ses adeptes, dans le cadre Obédientiel d’abord, un accès à l’ésotérisme des trois premiers degrés symboliques.

Par ailleurs, pour les Frères maîtres ayant une certaine ancienneté, une Juridiction de Hauts Grades qui succèdent à ces degrés symboliques permet d’offrir un approfondissement de l’ésotérisme des trois premiers grades selon un programme de travail qui se réparti en différentes classes.

- La Loge de Perfection, du 4ème au 14ème degré.

- Le Chapitre, du 15ème au 18ème degré.

- L’Aréopage du 19ème au 30ème degré.

- Le Tribunal du 31ème degré.

- Le Consistoire du 32ème degré.

- Le Conseil Suprême du 33ème degré.

Cette Juridiction est sous la direction d’un Collège de Souverains Grands Inspecteurs Généraux présidé par un Souverain Grand Commandeur du Rite.

Tous les travaux placés sous cette autorité son axés sur le perfectionnement constant et personnel de l’initié et n’autorisent pas d’intervention au nom de l’Ecossisme dans le monde profane.

 

 

GRANDES CONSTITUTIONS SECRÈTES

OU
RÈGLEMENTS GENERAUX


Des Souverains Grands Inspecteurs Généraux, 33ème DEGRÉ,

GRANDS COMMANDEURS A VIE

DE LA FRANCHE ET ROYALE MAÇONNERIE

ANCIENNE ET MODERNE  SUR  LES DEUX HÉMISPHÈRES ;

CONSTITUÉES A  PARIS, YORK ET BERLIN

 

ARTICLE I.

Symbolique

Un Souverain Grand Inspecteur Général 33ème degré a le pouvoir de faire des Maçons en loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand conseil, consistoire et Sénat. Il a la prérogative d’être Souverain Commandeur à vie de toute la Maçonnerie, mais il ne peut transférer ce droit qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général 33ème degré comme lui, et qu’il jugerait capable de faire exécuter et remplir les pouvoirs qu’il lui laisserait en main. Il faut donc pour cela, qu’il connaisse en ce frère une volonté bien prononcée à faire ponctuellement exécuter les Constitutions Secrètes, et qu’il soit vigilant à donner connaissance de ce qui se fait au Souverain Grand Inspecteur Général 33ème le plus près de lui, ou à défaut, en droiture au premier Grand orient, soit ancien soit moderne, de Paris, Berlin ou York.

 ARTICLE II.

Symbolique

Les Souverains Députés Inspecteurs Généraux ont aussi le pouvoir de nommer des Députés, en raison des facultés intellectuelles qu’ils voient dans les Chevaliers ou Princes qu’ils veulent ou qu’ils ont besoin d’instituer et de constituer. Ils leur délivrent les pouvoirs nécessaires, afin de visiter le pays où ils se trouvent, et qu’ils puissent se présenter aux loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand conseil et consistoire, pour y prendre connaissance de leurs travaux , voir s’ils se conforment aux Constitutions des Grands Orients qui leur ont été délivrées ; à la charge de chaque Député de faire part sur le champ à son Grand Commandeur de ce qui se passe, soit en bien, soit en mal, et s’ils s’écartaient des Règlements alors le Souverain Grand Inspecteur Général se transporterait sur les lieux, s’y ferait reconnaître, et s’il se trouvait des esprits opiniâtres et tellement entêtés de leurs fausses connaissances qu’il ne pût les amener à son but, il en écrirait à toutes les loges de la correspondance, aux trois orients susdits en motivant dans ses planches le jugement qu’il aurait rendu, soit qu’il ait démoli , interdit ou cassé ce qu’ils auraient fait. Les Grands Orients déclarent de suite le jugement du Grand Commandeur valide, en instruisant les loges de la correspondance, pour qu’elles aient à s’y conformer, et les Constitutions s’imposent d’elles mêmes.

 ARTICLE III.

 Symbolique

Le Souverain Grand Inspecteur Général ou Grand Commandeur a les mêmes droits que le Grand Orient ou Sénat. Il peut suspendre, interdire, casser, annuler tout ce qui sera contraire aux Règlements. Il ne saurait trop étendre sa surveillance sur les loges bleues. C’est là principalement que se commettent les plus grands abus. Beaucoup méconnaissent les pouvoirs de quantités de frères qui possèdent les hautes dignités. Les maîtres de ces loges ne sauraient trop prendre de précautions pour éviter ces écarts, auxquels se laissent entraîner des maçons qui, quoique n’étant point élevés en grade, se croient maîtres absolus de leur conduite. Aussi est-ce en raison de cela que l’on a constitué à vie les Souverains Grands Inspecteurs Généraux que l’on a nantis des plus illimités pouvoirs, afin qu’ils corrigent les erreurs et arrêtent les progrès du vice.

 

ARTICLE IV.

 
Collège

Tout Souverain Grand Député Inspecteur Général a le pouvoir d’instituer et de constituer des loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand conseil, consistoire et Sénat, de faire des maçons au dehors et même en loge s’il le juge à propos ; de les élever en grades en leur faisant remettre les métaux déterminés entre les mains du trésorier ; sans que le président ni l’atelier puisse lui faire la plus légère représentation à ce sujet, sans se mettre dans son tort, et sous le coup de la plus sévère réprimande. Si le président se trouvait posséder la même dignité, alors le plus ancien dans l’endroit a la préséance ; mais par décence, et faveur spéciale, le plus ancien offre toujours sa place et ses prérogatives au visiteur qui à son tour doit en agir avec la même honnêteté et décence. Après la séance, le visiteur qui est Souverain Député Grand Inspecteur Général doit demander la soumission des travaux, qui doit lui être à l’instant présentée ; et s’il y trouve quelque chose qui ne soit pas dans l’ordre, il fait paisiblement ses observations, et fait en sorte de la faire corriger.

 ARTICLE V.

 Collège

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs sont absolument les maîtres de l’Art Royal Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie sur les deux Hémisphères. Ce sont eux qui la commandent et la régissent. Ils en soutiennent la dignité et en perpétuent la pureté des maximes. Ils la préservent de la dépravation, et répriment les désordres qui pourraient avoir lieu dans son sein. Quoique cet Ordre sublime se soit toujours soutenu avec splendeur et même avec applaudissement, pour mieux le maintenir et pour la conservation du Saint Empire, l’auguste Sénat a jugé à propos de constituer les Souverains Grands Inspecteurs Généraux.

 ARTICLE VI.

 Collège

Tout Commandeur a aussi le droit de faire des Règlements et Statuts pour les loges, collèges, conseils, chapitres, souverain grand conseil et consistoire, à seule fin de supprimer tous les abus qui pourraient exister. Ses règlements doivent être adoptés à l’unanimité et sans restriction ; et s’il éprouvait la moindre désobéissance dans leur acceptation, il en écrira de suite aux Grands Orients qui, sur sa plainte, retireront les Constitutions accordées.

 ARTICLE VII.

 Collège

Les Souverains Commandeurs sont chargés d’instaurer la paix et l’union entre des frères qui ne seraient pas d’accord de même qu’entre des loges d’un même endroit qui auraient quelques difficultés entre elles. Ils font en sorte de les amener à parfaire union et bonne intelligence, par la voix de la douceur, de la franchise et de la fraternité, et si l’une de ces loges ou toutes les deux se refusent à reconnaître l’autorité et la médiation du Souverain Grand Inspecteur Général, le cas alors devient grave, et la cassation ne peut être évitée. Car méconnaître un Souverain Grand Inspecteur Général, c’est méconnaître les fondateurs de l’Art Royal, ceux qui lui ont donné naissance, et enfin ceux qui en étaient les dépositaires et qui l’ont conservé jusqu’à ce jour.

 ARTICLE VIII.

 Collège

La dignité d’un Souverain Grand Inspecteur Général ou Commandeur est à vie. Elle émane des trois Orients, Ancien, Moderne et Écossais. C’est pour cela qu’un Souverain Prince Commandeur ou Souverain Grand Inspecteur Général a tous les droits et pouvoirs sur toute la Maçonnerie des deux mondes, dont il est le chef suprême, représentant lui-même personnellement les trois Grands Orients.

 ARTICLE IX.

 Conseil

Les présentes Constitutions Secrètes sont émanées de notre Puissant et Illustre Frédéric III, roi de Prusse, Grand Maître Souverain en Chef de l’armée des Souverains Princes et Chevaliers de l’Aigle Blanc et Noir y compris les prussiens, les anglais et les français, de même que les Chevaliers Adeptes du Soleil, du Liban, de Royal Hache, de Rose Croix, de Saint André, Chevalier d’Orient et d’Occident, de Jérusalem, Grands Élus Parfaits, Royal Arche, Marque et Passé Maître, etc., etc., etc. Tout Souverain Grand Inspecteur Général 33ème exercera les mêmes droits que les Grands Orients. Il fait respecter les Règlements, tient la main à leur exécution, afin que le dépôt du Saint Empire soit conservé à perpétuité.

 ARTICLE X.

 Conseil

Toutes loges, collèges, conseils, chapitres, etc. , qui ne se conformeront pas aux présentes Constitutions Secrètes, c’est-à-dire aux trois Rites, Ancien , Moderne et Écossais, sont dans le cas de cassation et sans réplique. De plus, si l’un de ces trois Rites voulait méconnaître l’autorité d’un Souverain Grand Inspecteur Général Commandeur de l’Ordre, il lui sera présenté seulement l’article qui le condamne sans lui donner connaissance de la totalité des présentes Constitutions Secrètes qu’on ne doit exhiber qu’à un Grand Commandeur de l’Ordre ; et si on ne pouvait le convaincre de ses torts par exhibition du présent titre et article, on emploiera des arguments de modération : et enfin, si l’opiniâtreté continue, il sera de suite destitué et cassé à jamais.

 ARTICLE XI.

 Conseil

Quand un Souverain Député Inspecteur Général Commandeur se présente à la porte d’une loge, d’un collège, d’un conseil, d’un chapitre, etc., etc., le président en doit être instruit d’avance, de suite il fait former la voûte d’acier, et il envoie sept frères armés d’une étoile chacun, de même que de leurs glaives et des drapeaux du local, observant qu’il faut que le frère porteur du drapeau possède le grade du drapeau dont il est armé. Les frères de la députation font un discours au Souverain Commandeur, et l’introduisent sous la voûte d’acier, jusqu’au trône où étant rendu, le président lui offre son maillet, qu’il accepte, s’il le veut, pour le moment, et s’il ne le veut pas, il remercie le président et prend place à sa droite.

On n’a pas le droit de tuiler un Souverain Grand Commandeur. Il fait son entrée comme un Chevalier Kadosh : et de plus, lorsqu’il est en loge ou en chapitre, etc., etc., il a le droit d’y commander, s’il voit que les travaux ne sont pas conformes aux Règlements.

 ARTICLE XII.

 Conseil

Le Souverain Sénat s’assemblera par quartier, s avoir le 7 juin, le 7 septembre et le 7 décembre. Tous les Souverains Grands Inspecteurs Commandeurs de l’Ordre s’y réuniront pour rendre compte chacun de sa mission, des travaux qu’il a fait et ce qu’il a reçu des Souverains Commandeurs qui sont en voyage dans des pays éloignés. A chaque assemblée de quartier, le Souverain Sénat des Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs, sur le rapport ou la plainte qui lui est présenté par un Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, prend un nouvel arrêté sur la loge, le conseil, collège, chapitre, grand conseil, consistoire et Sénat, dont il s’agit.

 ARTICLE XIII.

 Conseil

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs sont créés par le Souverain Sénat, qui nomme aussi neuf commissaires Grands Présidents et Grands Orateurs des augustes consistoires, possédant le sublime grade de Souverain Commandeur, pour pouvoir faire exécuter et maintenir ce que prescrivent les Grandes Constitutions Secrètes dont on ne peut donner connaissance qu’à un Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, et jamais à aucun autre, sous quelque prétexte que ce soit.

 ARTICLE XIV.

 Conseil

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur a le droit de délivrer des Constitutions définitives depuis le Symbolique jusqu’au 33ème degré, sans qu’aucun Chevalier ou Prince ne puisse faire la moindre observation. Tels sont nos vœux et nos intentions, voulant et prétendant que les Grandes Constitutions soient mises à exécution dans l’intégralité de leur contenu.

 ARTICLE XV.

 Conseil

Les ratifications se font par le Souverain Sénat, tant pour les Patentes de Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, que pour les Constitutions.

 Mais à défaut de ratification, lorsqu’un corps est constitué par le Souverain Commandeur, les Lettres de Constitution délivrées par lui sont aussi authentiques que celles du S é n a t , et portent d’avance leur ratification. Tous les pouvoirs dont un Souverain Commandeur est revêtu l’autorisent à agir ainsi qu’il le fait.

 ARTICLE XVI.

 Chapitre

Chaque Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur aura deux registres, l’un pour ces Règlements, Constitutions et créations, l’autre pour les procès-verbaux, les plaintes, les arrêtés et autres objets de cette nature, à seule fin d’y avoir recours au besoin. Il aura toujours la précaution d’y faire signer les officiers dignitaires de la loge ou du collège, conseil, chapitre, souverain grand conseil, etc., et afin de mieux constater l’exactitude de ses travaux et la régularité de ses actes officiels.

 ARTICLE XVII.

Chapitre

Un Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit être sobre, modéré et, jusqu’à un certain point, pacifique ; sans partialité ; grand observateur des lois, strict dans l’exercice de ses pouvoirs éminents ; sévère quand le cas l’exige. Il doit inculquer les principes de sagesse de manière à faire respecter l’Ordre Royal et à faire suivre les traces des premiers patriarches, qui furent nommés les Élèves de la Perfection ; dont les instructions et les intentions furent toujours que les Anciennes et Secrètes Constitutions de l’Ordre auguste seraient entièrement et à jamais conservées et observées.

 ARTICLE XVIII.

Chapitre

Les Souverains Grand Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs sont obligés de faire observer les fêtes des chapitres qui sont pratiquées six fois par an, et sont d’obligation. On consultera les Règlements du Souverain Chapitre de Royal Arche ainsi que ceux du Souverain Chapitre de Rose-Croix. Dans les deux chapitres on est tenu à la charité envers les pauvres, et d’une façon générale à remplir tous les devoirs qui incombent à chacun. C’est au Souverain Grand Inspecteur Général à surveiller et à faire exécuter tous les Règlements qui y sont relatifs.

 ARTICLE XIX.

Souverain Grand Conseil

Le Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur aura soin de faire munir le Souverain Grand Conseil de Lettres-Patentes de Constitution, qu’il délivrera et fera délivrer par l’auguste Sénat des Souverains Commandeurs.

Il est expressément ordonné à chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur de ne point communiquer avec un Souverain Grand Conseil qui n’aurait pas de Lettres de Constitution, et de ne correspondre avec aucun qu’après avoir pris connaissance de ses Lettres-Patentes de Constitution, après quoi il pourra correspondre avec lui et même le surveiller.

 ARTICLE XX.

 Souverain Grand Conseil

Personne au monde ne peut engager de procédure à l’encontre d’un Souverain Inspecteur Général Grand Commandeur, ni même lui faire subir aucune pénitence. Il se l’impose lui-même ; et c’est à la Cour Souveraine des Grands Commandeurs que s’évoquent les causes qui le concernent. Lorsqu’un Souverain Commandeur, 33ème degré, est sur le point de s’asseoir en loge, collège, conseil, etc. , il fait seulement une profonde inclination de la tête au président, qui la lui rend : puis il salue de même l’atelier.

Quand il y a plusieurs Souverains Commandeurs, et qu’un autre entre, ils restent assis, et celui-ci, ayant pris place, salue les autres avant de saluer le président de la loge ou du conseil ; et ils lui rendent pareillement le salut.

 ARTICLE XXI.

 Souverain Grand Conseil

Les Souverains Commandeurs, 33ème degré, en quelque loge qu’ils se trouvent, sont toujours admis le chapeau sur la tête et l’épée au côté, qu’on ouvre ou qu’on ferme [les travaux] . Ils sont exempts de toutes questions ou, pour mieux dire, selon leur propre volonté ; car quand ils veulent s’en exempter, ils n’ont qu’à prendre leur épée dans la main. Comme marque de privilège et d’honneur, on leur désigne un fauteuil situé à côté du président, à sa droite.

 ARTICLE XXII.

 Souverain Grand Conseil

(De l’ancienneté des Grandes Constitutions Secrètes. De l’origine exacte de nos symboles ; et de quelle source émanent nos cérémonies et mystères).

Les Assidéens, secte juive, était divisés en Rahamim, ce qui veut dire « Miséricordieux », et en Tsadikim, ce qui veut dire « Justes ». Ils furent les prédécesseurs et les frères des Esséniens et des Pharisiens. Pour parvenir à l’état de sainteté et de pureté ils faisaient au-delà de ce que la loi leur prescrivait. Leurs Règlements Secrets le dénotent assez clairement. Les Athéniens, à qui ils furent transmis par la tradition orale appelaient cette doctrine Mvstikov(Mystikon), c’est-à-dire « Philosophie Sublime ». Ces mêmes règlements n’étaient confiés qu’aux Grands Commandeurs de leur Ordre ; qui ne les transmettaient qu’à des personnes qui en étaient juges dignes, et dont ils étaient préalablement bien assurés.

 ARTICLE XXIII.

Souverain Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, chapitre, Souverain Grand Conseil et Consistoire qui méconnaîtrait l’autorité et le pouvoir d’un Souverain Grand Commandeur, serait premièrement interdite, secondement cassée et annulée jusqu’à un jugement définitif de la Cour Souveraine, que le Souverain Grand Commandeur instruirait, étant entendu que sa sentence serait dans tous les cas confirmée. Et alors chaque frère de l’atelier incriminé ainsi que son président seront dépouillés de toutes les pièces constatant leur état maçonnique et renvoyés dans la vie profane.
Toutes les loges, collèges, conseils, etc. , en seront avisées par un tableau que le Souverain Grand Commandeur leur adressera, afin qu’ils évitent à l’avenir d’admettre en leur sein aucun de ces frères, s’ils osaient se présenter.

 ARTICLE XXIV.

Souverain Grand Conseil

Tout Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur a le droit de visiter les loges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils et Sénat de l’Ancienne et Moderne Franche Maçonnerie, d’inspecter, visiter leurs travaux, scruter les registres, dresser des procès-verbaux et de les faire signer par les officiers dignitaires, conformément aux présents pouvoirs.
Chez les Esséniens son nom était « Hanashia », qui veut dire « Interprète des choses secrètes et saintes, et porteur des grands pouvoirs de l’Ordre ».

 ARTICLE XXV.

 Souverain Grand Conseil

Aucune loge, collège, conseil, Souverain Grand Conseil, chapitre ou consistoire, si elle n’est constituée par un Grand Orient, ou par un Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur, n’a le droit de pratiquer des réceptions et initiations à moins d’avoir demandé des Lettres de Constitution, et s’il se trouve dans l’endroit quelque Souverain Commandeur elle doit se présenter à lui et lui rendre compte de ses opérations et de ses démarches. Elle évite alors un voyage, d u fait que le Souverain Commandeur la constitue comme bon lui semble et la met à même de poursuivre ses travaux, sans avoir d’autre soumission à faire à qui que ce soit.

 ARTICLE XXVI.

 Grand Conseil

Toute loge, collège, conseil, souverain chapitre, Souverain Grand Conseil, tant de l’Ancienne que de la Moderne Maçonnerie, qui voudra augmenter de grade, s’adressera au Souverain Commandeur, si toutefois il s’en trouve un dans l’endroit ou dans les environs ; et à défaut, il ne pourra obtenir ce qu’il veut qu’en s’adressant au Souverain Grand Orient.

Tout Souverain Commandeur qui instituera ou constituera des loges, collèges, conseils, chapitres, Souverains Grands Conseils, peut nommer lui-même les frères qu’il jugera les plus capables aux plus hautes Dignités, telles que celles de Président, Premier et Deuxième Surveillants, Orateur et Secrétaire.

 ARTICLE XXVII.

 Grand Consistoire

Tout Chevalier Prince de Rose-Croix qui ferait des maçons, devra s’instruire s’il n’y a pas quelque frère Souverain Commandeur dans l’endroit ; et s’il s’en trouvait, il ira à lui et se fera connaître, et il le priera en même temps de vouloir bien régulariser les maçons qu’il aurait pu faire.
Le Souverain Commandeur ne peut se refuser à accorder au Chevalier Rose Croix la satisfaction qu’il demande ; il les régularise de suite, et approuve le travail du Chevalier Rose Croix.

 ARTICLE XXVIII.

 Grand Consistoire

Quand un Souverain Grand Commandeur ou Grand Inspecteur Général 33ème degré constituera un Souverain Grand Conseil, il faudra qu’il fasse bien attention à remplir les principaux offices du Souverain Grand Conseil de Kadosh par des Chevaliers lettrés. Il devra considérer qu’il y a dans ce grade quatre appartements ; le trône occupé par le Grand Maître ; un Grand Député à sa droite ; le Grand Expert à sa gauche ; le Grand Garde des Sceaux à l’angle droit, conjointement avec le Grand Secrétaire ; le Grand Orateur et le Grand Trésorier à l’angle gauche ; le Grand Maître de Cérémonies à la droite du Grand Secrétaire ; et pour le reste il aura soin de se conformer aux Grandes Instructions.

ARTICLE XIX.

Grand Consistoire

Les Grands Commandeurs de l’Ordre sont aussi ceux de la Religion, et même quelque chose de plus. Leur but s’étend plus loin, et il n’est pas étonnant que beaucoup d’individus, qui n’en peuvent apprécier l’importance et l’utilité en cherchant à le découvrir, ne voient qu’à travers mille nuages fort épais. On doit avoir un soin bien scrupuleux de n’instruire de cet important secret que des personnes sûres que l’on connaît bien particulièrement, dont la discrétion est à toute épreuve, la capacité bien reconnue, la vie et les mœurs irréprochables, et la probité au-dessus de tout soupçon ; c’est-à-dire des hommes parfaitement vertueux ; car telles sont les qualités que l’on doit rechercher.

 ARTICLE XXX.

Grand Consistoire

Tout Souverain Député Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit avoir dans son registre le modèle de toutes espèces de Lettres de Constitution, depuis le Symbolique jusqu’à et compris le 33ème degré, des Rites Ancien, Moderne et Écossais ; et ce pour pouvoir en délivrer selon le besoin.

 ARTICLE XXXI.

Souverain Sénat du 33ème degré

Les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs du Saint Empire sont les dépositaires et les conservateurs des Grandes Constitutions Secrètes que sont les décrets du 33ème degré, lesquels existent depuis que le monde est monde. Ces Illustres et Admirables Commandeurs ont juré et prêté le plus terrible des serments de se conduire de manière à faire chérir l’Ordre Royal et Militaire de l’Ancienne et Moderne Maçonnerie, et de faire obéir à ses lois ; et de se conformer à, et d’exécuter, tout ce qui pourra concerner le bien-être de l’Ordre en général.

 ARTICLE XXXII.

Souverain Sénat du 33ème degré

 Chaque Souverain Grand Inspecteur Général Grand Commandeur doit faire exécuter à la lettre les Règlements, Statuts et Constitutions des divers grades que chacun possède. Il doit lui-même, personnellement, prêter le serment de ne donner copie des Règlements Secrets du 33ème degré à aucun maçon du monde, sans en excepter les Chevaliers Kadosh et les Princes du Royal Secret, à moins d’en avoir obtenu l’expresse permission du Souverain Sénat.

 ARTICLE XXXIII.

 Souverain Sénat du 33ème degré

 Nos ancêtres Commandeurs se sont servis de paraboles pour nous instruire ; mais le sens de leurs écrits n’est pas fait pour être compris par tous ceux qui peuvent les lire. L’erreur, l’ignorance et la superstition sont le partage de ceux qui veulent essayer leurs forces contre la Raison, et contre les principes moraux de la Franche Maçonnerie.

 La Maçonnerie n’a pas été jetée au hasard. Son type annonce un but moral.

Ô hommes ! Ô vous qui deviez être nos semblables ! N’encenserez-vous jamais que de vaines idoles ? Faut-il que le temple de la Vérité soit si désert ? Institution ancienne et sacrée, la Franche Maçonnerie vous offre les moyens de voir, mais les hiéroglyphes qu’elle place devant vos yeux vous sont inutiles. Le temple se dresse ouvert ; le bandeau tombe de vos yeux, et pourtant vous ne voyez pas. Qu’on vous demande : « Qu’avez-vous vu ? » Vous répondez : « Rien ».

 Eh bien ! Apprenez que l’objet de nos recherches est de détruire le mensonge, et de connaître la vérité. Tous les Souverains Grands Inspecteurs Généraux Grands Commandeurs de l’Ordre sont tenus d’avoir toujours avec eux les présentes Constitutions Secrètes, pour s’en servir au besoin.
En [Et] y avons apposé le sceau de nos Illustres Souverains Commandeurs du 33ème degré, du Souverain Sénat, et celui de notre Grand Conseil, à l’orient de Paris, sous le C. C. [Celestial Canopy], l’an de la Vraie Lumière 5761 ; en vulgaire le 27ème août 1761 ; en hébreu lvla [Eloul] le 27ème, 1761 . Et signé comme suit :

 Maximilien de Saint Simon Chaillou de Joinville,

G\ P\ , 33ème degré. Gd\ Com\, 33ème degré.

 

Comte de Choiseul Topin

Gd\ Com\, 33ème degré, Grand Ambassadeur, Prince Maçon.

 

Bouchier de Lenoncourt

Le Souverain Prince de Rohan

Prince Maçon.

 

Dubantin  Brest de la Chaussée

Prince Maçon.

Sn\ Prince.

 Je certifie, moi, Alexandre Auguste de Grasse, Souverain Député Grand Inspecteur Général et Souverain Grand Commandeur à vie des Isles du Vent et sous le Vent. Je certifie, dis-je, que les présentes Constitutions Secrètes sont conformément à celles du Souverain Grand Commandeur Stephen Morin dont copie a été transcrite sur mon registre au Grand Orient du Cape, le 8ème jour du 5ème mois, appelé zvmt[Tamouz], près le C\C\, l’an de la Vraie Lumière 5562, 8 juillet, 1802.

Signé, Auguste de Grasse,
Grand Commandeur.

LE NEC PLUS ULTRA

Constitutions Secrètes extraites de l’ouvrage d’Albert Pike :
The Ancient and Accepted Scottish Rite of Freemasonry, publié en 1872,
Transcription du texte français réalisée par G\ C\ (8 octobre 2004).

 

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